Les préparatifs des assises régionales pour la coopération transfrontalière en Afrique centrale montent en intensité, en marge de l’évènement spécial annoncé à Yaoundé en juillet prochain.
La 17e édition de la Foire transfrontalière annuelle d’Afrique centrale (FOTRAC) se tiendra du 23 au 31 juillet 2026 à Yaoundé. C’est la première fois que cette édition qualifiée de « spéciale » se tient dans la capitale politique du Cameroun, avec en ligne de mire des assises régionales pour la coopération transfrontalière en Afrique centrale. L’évènement organisé par le Réseau des femmes actives d’Afrique centrale (REFAC) se tient sous le haut patronage du gouvernement camerounais, le parrainage du Ministère du Commerce et en partenariat avec des administrations, entreprises d’Afrique centrale, des institutions sous-régionales, continentales et internationales. Le thème retenu cette année est : « Evaluer les actions des acteurs de la coopération transfrontalière socio-économique pour une facilitation des échanges pacifiques et l’atteinte des objectifs du développement durable à l’ère de la ZLECAf ».
Lors de la réunion préparatoire qui s’est tenue le 4 février 2026 au Ministère du Commerce, près d’une centaine d’administrations publiques, parapubliques, entreprises, institutions régionales, internationales, secteur privé et quelques invités spéciaux ont évalué le niveau des préparatifs. « Avec la rationalisation des deux communautés économiques CEMAC et CEEAC, il faut que la voix de la société civile, des femmes et des jeunes qui ont besoin de s’exprimer dans la sous-région en matière de commerce et de services, puisse être entendue », explique la promotrice de la FOTRAC, Jeanne Danielle Nlate.
Le comité d’organisation de la FOTRAC 2026 est d’avis que l’intégration régionale commence là où les échanges tissent des liens solidaires. « La composante jeunes et femmes fait partie de notre projet et nous sommes ravis que le chef de l’Etat, Paul Biya, ait mis un accent sur le soutien aux femmes », souligne Mme Nlate. Et de poursuivre : « Nous voulons le soutien moral et financier de la masse, surtout de nos gouvernants pour pouvoir aller au-delà des attentes, parce que l’activité n’est pas seulement nationale, mais sous-régionale, continentale et internationale ». En ce qui concerne le volet culturel, les petits plats sont mis dans les grands pour un succès retentissant. « Il y a par exemple une innovation depuis la dernière qui est la soirée de l’intégration, où chaque pays vient montrer son savoir-faire artistique, musical et même au niveau des tenues et des mets culinaires. Je pense que cette année, cette activité sera encore plus développée », précise Queen Eteme, artiste musicienne.
