La mise en œuvre de ce modèle pourrait contribuer à l’accélération de l’industrialisation du pays, à partir des potentialités disponibles au plan local.
Le chef des initiatives sous-régionales au bureau Afrique centrale la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Dr. Adama Ekberg Coulibaly, a effectué une visite de courtoisie au directeur général du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (FEICOM), Philippe Camille Akoa, le 25 février 2026 à Yaoundé. Les échanges ont porté sur l’opérationnalisation des communes de production et des zones économiques spéciales sur mesure au Cameroun. « A l’issue de deux heures de discussions approfondies, le FEICOM qui est la banque des communes, est favorable pour accompagner la mise en œuvre de ce modèle économique que la CEA veut promouvoir au Cameroun », a rassuré le Dr. Adama Ekberg Coulibaly, économiste en chef à la CEA.
La CEA et le FEICOM sont donc en phase pour mener à bien l’industrialisation des communes. « Tout en partageant l’idée selon laquelle le développement part des territoires, nous nous sommes appesantis sur le rôle du FEICOM et des Collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans la transformation et la diversification des économies », s’est réjoui le directeur général du FEICOM. « En clôturant nos échanges, nous nous sommes accordés sur la mise en place d’un groupe de travail multi-acteurs, qui aura pour mission d’identifier des actions à mener conjointement, afin de contribuer à l’accélération de l’industrialisation au plan local », a soutenu Philippe Camille Akoa.
Les deux responsables sont d’avis que c’est un modèle qui peut changer la donne pour l’industrialisation du Cameroun, à partir des potentialités locales. Les communes de production et les zones économiques spéciales sur mesure sont des solutions intégratives, créatives et durables pour la transformation structurelle de l’économie camerounaise. La commune de production génère des activités génératrices de revenus durables. Elle réduit l’exode rural, crée des emplois directs décents pour les jeunes et renforce les capacités financières des collectivités territoriales décentralisées (CTD) permettant ainsi un cercle vertueux de développement durable. Les zones économiques spéciales quant à elles sont des zones géographiquement délimitées ayant une administration autonome, dans lesquelles les pouvoirs publics peuvent stimuler l’activité industrielle, en prenant des mesures d’incitation d’ordre fiscal et réglementaire (exonération fiscale, procédures douanières simplifiées …) et en apportant un appui aux infrastructures.
La réunion entre la CEA et le FEICOM marque un pas supplémentaire, après le lancement des consultations d’étapes sur l’opérationnalisation des Zones économiques spéciales sur mesure au Cameroun, le 5 février dernier à Yaoundé. A l’occasion, le Dr. Adama Ekberg Coulibaly avait fait observer que le concept peut permettre au Cameroun d’économiser près de 10 000 milliards de F.CFA sur les cinq prochaines années, qui constituent des importations de produits agro-alimentaires que le pays peut produire et transformer au niveau des communes et des régions.
