Les différentes parties prenantes veulent déclencher des mesures visant à capitaliser les ressources naturelles de chaque commune, pour impulser une croissance à deux chiffres et profitant à toutes les couches sociales.
La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI), le Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (FEICOM), l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et l’association des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC) se mobilisent pour accompagner l’opérationnalisation de l’approche chaînes de valeur au Cameroun, à travers la mise en place des zones économiques spéciales sur mesure. Une concertation allant dans ce sens va se tenir le 5 février 2026 à Yaoundé. Les préparatifs de cette assise stratégique se sont tenus le 8 janvier dernier.
L’accent porte sur la nécessité de planifier la micro-industrialisation à partir des économies locales. « D’un point de vue macroéconomique, l’objectif est d’arriver à une croissance à deux chiffres. Seulement, il faut procéder à une planification décentralisée. La croissance actuelle n’arrive pas à toucher les couches vulnérables. Il y a une déconnexion. On va s’appuyer sur les forces de chaque commune, mieux leurs ressources naturelles, pour désormais enclencher un processus de transformation et de planification de l’économie au niveau décentralisé. De sorte qu’on puisse accélérer le processus d’industrialisation et que cela soit une réalité au niveau des collectivités territoriales décentralisées », explique le chef des initiatives sous-régionales au bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), Dr. Adama Ekberg Coulibaly.
Pour ce faire, la CEA pense qu’il faut développer des liens stratégiques entre la croissance nationale et locale, avec des effets d’entraînement. A telle enseigne que lorsqu’on injecte des investissements au niveau national ou global, qu’on puisse récolter au niveau des collectivités territoriales décentralisées. « Il faut accorder une attention particulière à la notion de commune de production et surtout permettre aux CTD de contribuer pleinement à l’objectif de décentralisation qui jusque-là peine à prendre corps », fait observer l’économiste senior à la CEA.
