Les contours de ce véhicule spécial seront présentés le 18 novembre prochain aux potentiels partenaires des pays du Bassin du Congo lors des discussions de Belém au Brésil.
En marge de la COP 30 qui se tient du 10 au 21 novembre 2025 à Belém au Brésil, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Commission Climat du Bassin du Congo, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et l’Union africaine organisent un side event le 18 novembre 2025. Le thème retenu : « Consortium du capital naturel: Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qu’il faut pour sa mise en place réussie pour repositionner les économies en panne de financement durable et de croissance à deux chiffres sur la voie de la prospérité partagée, de la résilience et de la souveraineté ? ». Sont conviés : les chefs de délégations et représentants des pays membres de l’Union Africaine, les actionnaires potentiels hors zone Afrique du consortium, les investisseurs d’impact et acteurs du secteur privé y compris l’actionnariat populaire du secteur informel et communautés rurales, les partenaires techniques et financiers, les experts et praticiens du développement et les acteurs des communautés scientifiques. Au cours de cet évènement parallèle, les parties prenantes conviées vont procéder à l’examen approfondi des priorités de développement et solutions durables de financement du Bassin du Congo, deuxième poumon forestier mondial après l’Amazonie.
L’enjeu pour la CEA, est surtout de présenter à la face du monde, les contours du consortium du capital naturel, considéré comme un véhicule qui va porter toutes les préoccupations de financement des priorités de développement des pays ayant en partage cette biodiversité naturelle. « Nous allons saisir l’opportunité de la COP 30 pour faire décoller le consortium du capital naturel, en nous assurant que nous allons rallier les parties prenantes, notamment le passager spécial qu’est le Brésil », explique le chef de la section des initiatives sous-régionales au bureau de la CEA pour l’Afrique centrale, Dr. Adama Ekberg Coulibaly. L’intérêt du consortium, ajoute-t-il, est motivé par la nécessité de « repositionner l’Afrique centrale comme une plaque tournante incontournable de solutions énergétiques, écologiques, logistiques et numériques ».
Le consortium du capital naturel : un tremplin pour sortir de la pauvreté et du sous-développement
En tant que chef de file technique de ce véhicule spécial (de type Apollo), la CEA et les autres partenaires techniques et financiers de l’espace du bassin du Congo proposent de lancer une série de consultations et bilan d’étapes visant à améliorer le niveau de suivi de la mesure, de l’évaluation et de la valorisation du bassin du Congo et autres écosystèmes sensibles du continent. Les praticiens du développement, leaders d’opinion et chercheurs conviés à cette rencontre de haut niveau sur le suivi du capital naturel vont ainsi partager leurs opinions sur la voie commune à suivre, pour reformer en profondeur l’environnement des affaires du capital naturel. L’idée est de se concerter sur les pistes de solutions à emprunter pour accompagner les économies riches en ressources naturelles (mais en soif permanente de financement durable et de croissance à deux chiffres) à s’approprier les méthodes et outils d’inventaires et de comptabilisation de leurs richesses réelles. In fine, l’idée est de les aider à sortir du labyrinthe de la pauvreté et du sous-développement.
Le side event va donner la possibilité d’échanger sur les voies et moyens de passer à l’action pour mettre en place et opérationnaliser le Consortium pour le suivi du capital naturel. L’objectif est de renforcer la force du partenariat pour accélérer la mise en place et l’opérationnalisation de l’initiative de mise en place d’un consortium pour la juste mesure, l’évaluation et la valorisation du capital naturel du bassin du Congo. De manière pratique, il est question de co-créer des espaces de dialogue durable et d’engagement conjoint pour la mobilisation des ressources endogènes et partage d’expériences et savoir-faire entre les secteurs privés-publics et de renforcer la force du partenariat par des actions de plaidoyers, de sensibilisation et de communication visant à augmenter les adhésions et élargir l’actionnariat du Consortium au-delà des pays du bassin du Congo. Un autre volet porte sur l’identification des partenaires stratégiques et véhicules à buts spéciaux pouvant faire de l’espace du bassin du Congo une destination d’investissements de premier plan. Enfin, il faudra proposer une feuille de route pour l’action, qui éclaire sur la voie à suivre pour parvenir à une coalition mondiale en faveur de la mise en place et opérationnalisation par étape du Consortium sur le capital naturel, fait observer le Dr. Adama Ekberg Coulibaly, économiste senior à la CEA.
