La démarche engagée par le gouvernement, avec ses partenaires, vise à informer les Camerounais sur la gestion de leurs ressources naturelles et les retombées de ces exploitations.
Le rapport relatif à l’étude sur l’intégration des données ITIE au Cameroun a été présenté au public le 11 décembre 2025 à Yaoundé, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre des Mines de l’Industrie et du Développement Technologique et vice-président du Comité ITIE Cameroun, Pr. Fuh Calistus Gentry. Le rapport a été réalisé par le cabinet ENERTEAM au cours des six derniers mois suggère la nécessité de renforcer la divulgation systématique des données de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Le document présente plusieurs éléments, dont l’état des lieux des procédures de collecte et de publication des données au Cameroun, une liste exhaustive des entités déclarantes qui met en œuvre la divulgation systématique des données, les obstacles, limites et lacunes à une divulgation systématique, les avis des différentes parties prenantes sur les avantages et les inconvénients de l’intégration des données ITIE. Il propose également une feuille de route identifiant les actions à mettre en œuvre et les parties prenantes, etc. L’exercice, a expliqué le Pr. Fuh Calistus Gentry, a pour objectif d’informer les Camerounais sur la gestion de leurs ressources naturelles par l’Etat et les retombées de ces exploitations.
Au moment où le Cameroun poursuit ses efforts pour garantir une gestion transparente et responsable de ses ressources naturelles, la présentation du rapport sur l’intégration des données ITIE marque un tournant dans la manière dont les données liées aux secteurs pétrolier, gazier et minier sont collectées, traitées et publiées, renseigne le Dr. Blasius Ngome, président du Groupe de travail multi-acteurs (GPA), représentant de l’Union des journalistes au sein du Comité ITIE.

Les parties prenantes face à leurs responsabilités
Dans la pratique, l’étude sur l’intégration des données ITIE au Cameroun vise à identifier les obstacles à une divulgation complète et fiable des données conformément à la norme de l’ITIE. Le rapport d’étude met en lumière les progrès réalisés dans ce chantier par le Cameroun, tout en rendant compte les défis rencontrés dans la collecte, le traitement et la publication des données relatives aux données des industries extractives. In fine, l’objectif est de créer un cadre de divulgation systématique et de qualité pour les données issues du secteur extractif, garantissant ainsi la transparence des transactions, des revenus et des impacts sur les communautés locales.
Les responsabilités des parties prenantes impliquées dans la collecte, la gestion et la publication des données ITIE ont été clarifiées, ainsi que de la manière dont chacun peut contribuer à améliorer la transparence et la gouvernance du secteur extractif. Le gouvernement par exemple doit veiller à la mise en place d’un cadre législatif et institutionnel permettant une collecte et une publication efficaces des données. Quant aux entreprises extractives, elles doivent respecter les normes de divulgation des paiements et être transparentes dans leurs dépenses fiscales et non fiscales. Les organisations de la société civile pour leur part doivent jouer un rôle de veille et de plaidoyer, pour garantir que les bénéfices de l’exploitation des ressources extractives profitent aux populations locales et promouvoir la reddition de comptes.
KENFACK T.G.
