Cette position témoigne de l’engagement et de la vision des parties prenantes de mettre sur le marché européen du cacao en provenance des zones non déforestées.
En marge de la célébration de la journée mondiale du cacao, WWF-Cameroun a organisé une réflexion multi-acteurs du 30 septembre au 1er octobre 2025 à Douala. Il s’agit d’une opportunité stratégique pour valoriser la filière cacao et promouvoir un cacao durable, en renforçant les synergies entre acteurs publics, privés et communautaires. Au cours de ces échanges, la question d’un éventuel report du Règlement zéro déforestation de l’Union européenne (RDUE) évoqué par la Commission de l’Union européenne (UE) le 23 septembre dernier à Bruxelles, a été abordée.
Alors que certains y voient un « recul », d’autres voient davantage en le règlement une opportunité. « Je n’aime pas trop parler du report de la RDUE, tout simplement parce qu’il risque de nous endormir. Le règlement de l’Union européenne, je l’ai pris comme une opportunité. Il nous a aidé à rebooster notre cacao et il nous pousse à le rendre pratiquement durable. Je fais des efforts pour être en règle avant décembre 2025, c’est mon dada », a déclaré le directeur qualité et durabilité à l’Office national du cacao et du café du Cameroun (ONCC), par ailleurs Coordonnateur du secrétariat technique du Comité interministériel cacao durable du Cameroun, Elie Bertrand Mutngi.
Le mécanisme qui permet de mettre sur le marché européen des commodités (dont le cacao) sans déforestation, aurait surtout permis, selon M. Mutngi, de maîtriser le densités des parcelles. « Ce règlement nous a tous réveillé, car on ne connaissait pas le nombre de producteurs en activité et on ne maîtrisait pas nos superficies », soutient-il. La satisfaction étant, pour les producteurs, d’être reconnus avec des volumes de cacao traçables, certifiés conformes, pour en tirer des avantages conséquents.
