A travers ce modèle économique, la région a l’opportunité de tirer avantage de sa position géostratégique et de ses filières agropastorales, pour enclencher un développement industriel durable.
Le président du Conseil régional du Nord, Oumarou Ousmanou, a effectué une visite de courtoisie au Chef des initiatives sous-régionales au bureau Afrique centrale de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), Dr. Adama Ekberg Coulibaly, le 11 mars 2026 à Yaoundé. Au cours de cet échange d’une portée stratégique, le président du conseil régional a partagé sa vision : celle de positionner la région comme une zone agro-industrielle de choix. Pour cela, la région mise sur sa position géostratégique, frontalière non seulement avec les autres régions septentrionales de l’Adamaoua et de l’Extrême-Nord, mais aussi et surtout avec les pays voisins comme le Nigeria, le Tchad et la Centrafrique. La région du Nord a en outre ceci de particulier qu’elle est une grande zone de productions céréalières (coton, mil, sorgho, riz…), d’élevage et de pêche.

Avec autant d’atouts, le Nord a tout pour voir éclore des communes de production, gages de la transformation structurelle des économies locales et pour promouvoir l’agro-industrie, fait savoir Dr. Adama Ekberg Coulibaly. Avec le brassage des peuples du Nigeria, du Tchad et de la Centrafrique, la région du Nord veut tirer parti de ses communes transfrontalières pour capitaliser les filières comme l’agriculture, l’élevage et le tourisme, pour créer un grand pôle d’échanges. Avec en prime le port fluvial de Garoua qui permet de connecter les trois régions du Septentrion avec le Nigeria et le Tchad.
