Avec Breno Amajunepá, Gusti Ayu Made Mirah Rismayanti, Lizet Mejía et Syliah Kagiiga, ils font tous partie des lauréats de la sixième cohorte de Restoration Stewards, dont les projets ont été retenus suite à la sélection de plus de plus de 1250 candidatures.
Le Global Landscapes Forum (GLF), plateforme de connaissances et communauté de référence en matière d’utilisation durable des terres, vient de sélectionner cinq experts du monde entier au titre de sa sixième cohorte de Restoration Stewards. Il s’agit de : Ndumbe Knollis Mokake (Cameroun) pour la restauration des montagnes, de Breno Amajunepá (Brésil) pour les terres arides, de Gusti Ayu Made Mirah Rismayanti (Indonésie) pour les océans, de Lizet Mejía (Pérou) pour les forêts et de Syliah Kagiiga (Ouganda) pour les terres humides. Les cinq lauréats ont été désignés à l’issue de la sélection de plus de 1250 candidatures à l’échelle mondiale. Faut-il préciser que les Restoration Stewards 2026 incarnent la force de la jeunesse qui agit avec ses communautés pour ses territoires, au sein d’un réseau global: redonner espoir et dignité aux générations futures. Chaque ambassadeur de la restauration bénéficie également d’une bourse de 5000 euros, d’opportunités de formation sur mesure, d’une participation à des espaces de dialogue politique et d’une visibilité à l’échelle mondiale.
Porté par le GLF et l’Initiative Youth in Landscapes (YIL), le programme Restoration soutient chaque année des personnes innovatrices âgées de 18 à 35 ans. En 2026, le programme accompagnera l’essor de leurs initiatives en les mettant en relation avec des mentors expérimentés et émergents, tout en favorisant les échanges aux niveaux local et international. « Le programme Restoration Stewards repose sur une vérité unique : partout dans le monde, les jeunes repoussent déjà les limites de ce qui est possible en matière de gestion des paysages, de leadership communautaire et de restauration des écosystèmes. Notre responsabilité est d’égaler leur courage et leur créativité par des ressources, de la confiance et de l’écoute », explique la coordinatrice des programmes jeunesse au Global Landscapes Forum, Eirini Sakellari, dans un communiqué rendu public le 29 janvier 2026 à Bonn en Allemagne.
Le Camerounais Ndumbe Knollis Mokake, un modèle à suivre
Restoration Steward 2026 des Montagnes, Ndumbe Knollis Mokake est diplômé en géographie de l’environnement. A en coire, GLF, il dirige des initiatives communautaires pour lutter contre la déforestation et faire face à la crise climatique, en tant que responsable de l’équipe du Center for Agricultural Stewardship and Development (CASAD). Sa passion pour la cause environnementale, notamment l’action climatique et la justice environnementale, vient de ce qu’il a été témoin des effets de la crise climatique et de la dégradation des sols sur les petits agriculteurs, les familles et les personnes déplacées internes au pied du Mont Cameroun dans la région anglophone du Sud-Ouest du Cameroun.
Son équipe (CASAD) assure la promotion des alternatives durables génératrices de revenus afin de réduire la pression exercée sur le Mont Cameroun, dont les communautés dépendent depuis longtemps des ressources forestières, de l’exploitation du bois et de pratiques agricoles non durables, tout en étant confrontées à des intermédiaires abusifs, à un faible niveau de sensibilisation à la conservation et à une instabilité civile persistante. Le CASAD assure ainsi la formation des habitants, des éco-volontaires, des jeunes et des personnes déplacées internes à l’agriculture biologique, à la transformation alimentaire et à la création de pépinières. « Je dois à notre écosystème montagnard un devoir de changement et j’imagine un avenir où il pourra de nouveau respirer, où les ruisseaux couleront en abondance et où les jeunes choisiront la restauration plutôt que l’épuisement. Aujourd’hui, je ne plante pas seulement des arbres et je ne restaure pas un paysage de montagne : je redonne aussi espoir et dignité aux générations futures », déclare Ndumbe Knollis Mokake.

Des initiatives à fort impact écolo…
La particularité des projets portés par la cohorte 2026 repose sur l’innovation et l’originalité écologique. « Je veux un avenir où la Terre est considérée comme une partie de nous, et non comme une simple ressource », souligne le Restoration Steward 2026 des Terres Arides, Breno Amajunepá. Gusti Ayu Made Mirah Rismayanti, Restoration Steward 2026 des Océans, est péremptoire. « Prendre soin de la mer, c’est préserver l’équilibre de la vie. À travers le projet Nyawiang Segara, nous travaillons avec les communautés côtières pour protéger la nature, soutenir les moyens de subsistance et renforcer un vivre-ensemble durable ».
Quant à la Péruvienne Lizet Mejía, Restoration Steward 2026 des Forêts, elle estime qu’« une restauration menée par les jeunes, c’est semer aujourd’hui les graines de l’avenir : soigner la terre, renforcer les communautés et nous réconcilier avec la nature qui nous fait vivre ». En ce qui concerne le Restoration Steward 2026 des Terres Humides, Syliah Kagiiga, les terres dégradées constituent son centre d’intérêt. « J’imagine des communautés où les terres dégradées redeviennent des sources de vie, où les jeunes construisent des avenirs dignes grâce à la restauration, où la nature et les personnes guérissent ensemble, et où chaque carrière abandonnée devient la preuve que la destruction n’est jamais le dernier mot », argue l’Ougandaise.
