Des camions font la queux sur plusieurs kilomètres avant d'atteindre le poste frontalier de Kasumbalesa, qui mène à la Zambie, dans la riche province minière du Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo, le 25 février 2015.
A l’occasion de leur concertation annuelle qui va se tenir par visioconférence le 1er octobre prochain, les stratégies pour tirer le meilleur parti de la ZLECAf seront définies, entre autres.
La quatrième session conjointe du Comité Intergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts (CIE) de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) va se tenir en mode virtuel le 1er octobre 2025. L’évènement organisé par les bureaux sous-régionaux pour l’Afrique centrale et de l’Est de la CEA, en partenariat avec le Gouvernement de la République Gabonaise, se tient autour du thème : « Investir dans les capacités de production et le commerce pour un avenir résilient ». Les échanges vont permettre de : définir des recommandations concrètes pour renforcer les capacités productives dans l’agriculture, l’industrie et le numérique ; stimuler le commerce intra-africain et tirer pleinement parti des opportunités offertes par la ZLECAf ; mobiliser les investissements nécessaires à la diversification économique et à l’emploi des jeunes et des femmes et construire une feuille de route partagée pour une résilience économique durable.
L’enjeu est de faire du renforcement des capacités productives et du commerce un pilier de résilience, de souveraineté et de transformation économique pour l’Afrique centrale et de l’Est. Les participants (parties prenantes gouvernementales, le secteur privé, les chercheurs, la société civile et les autres partenaires techniques et financiers, groupes de femmes et de jeunes, groupes de travail stratégiques) sont interpelés à façonner des politiques et initiatives régionales capables de transformer les défis en opportunités de développement durable.

Passer au crible les goulets d’étranglement qui freinent le développement économique
D’après le comité d’organisation, l’objectif principal de cette session conjointe du CIE est d’identifier les principaux goulets d’étranglement et de proposer des interventions politiques réalistes qui renforcent les capacités de production et améliorent la résilience économique. Les experts vont également échanger sur les questions de développement économique et social et identifier des options de recommandations politiques réalistes, intégratives et durables en accord avec le thème de la réunion. Les préoccupations des femmes et des jeunes seront aussi intégrées dans les discussions.
La réunion du CIE se penchera plus particulièrement sur les points suivants : évaluer l’état actuel des capacités de production dans les pays de l’Afrique centrale et de l’Est, explorer les opportunités de politique et d’investissement qui peuvent stimuler l’industrialisation, la diversification économique et les chaînes de valeur régionales, renforcer la coopération commerciale régionale par la mise en œuvre effective de la ZLECAf et identifier les mesures permettant de réduire les barrières commerciales et d’améliorer l’accès au marché.
Il sera aussi question de faciliter le dialogue entre les gouvernements, les experts et les partenaires techniques et financiers sur des actions coordonnées pour la résilience économique et la transformation industrielle et élaborer une feuille de route pour renforcer les investissements dans les secteurs productifs tels que l’agriculture, l’industrie manufacturière et l’infrastructure numérique, en mettant l’accent sur l’effet de levier de la ZLECAf pour l’intégration économique régionale.

Capitaliser les recommandations de la CIE 2024 tenue en octobre 2024 au Cameroun
Le choix du thème de cette année découle des travaux de la précédente session conjointe du CIE, tenue du 15 au 18 octobre 2024 à Yaoundé (Cameroun). A l’occasion, les experts de l’Afrique centrale et de l’Est ont recommandé à la CEA de réfléchir sur les questions de résilience économique, de production intérieure, de substitution des importations et de promotion des exportations, ainsi que leur rôle dans le processus de diversification économique. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) se présente comme une opportunité à saisir, avec un potentiel d’exportation total inexploité du commerce intra-africain estimé à 21,9 milliards de dollars (moyenne annuelle pour la période 2015-2019). Par ailleurs, le commerce intra-régional est plus élevé en Afrique de l’Est qu’en Afrique centrale, avec 17% contre 2% des exportations totales en 2023. Cependant, dans les deux sous-régions, le commerce reste en-deçà de son potentiel.
Le CIE est une instance qui supervise les activités des bureaux sous-régionaux de la CEA. Il se réunit chaque année pour établir et suivre la mise en œuvre du programme de travail des bureaux sous-régionaux, et pour discuter des questions et défis clés liés au développement économique et social de chaque sous-région afin de formuler des recommandations appropriées pour y répondre.
