Les activités de l’organisme onusien pour le compte de l’exercice 2025 étaient au centre d’un atelier tenu du 27 au 28 avril 2026 à Douala.
L’atelier de la revue annuelle 2025 de la coopération entre le gouvernement du Cameroun et ONU Femmes s’est tenu les 27 et 28 avril 2026 à Douala, sous la présidence du Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire(MINEPAT). Il s’agissait d’un moment charnière qui a rassemblé les représentants des administrations publiques, des agences du Système des Nations Unies (SNU), les partenaires techniques et financiers et les représentants de la société civile. La représentante résidente d’ONU Femmes au Cameroun, Mme Marie Pierre Raky Chaupin, s’est réjouie de la présence (en grand nombre) des participants, signe de leur « engagement collectif en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que de l’autonomisation des femmes et des filles au Cameroun ».
Les travaux ont surtout permis de faire le point sur les progrès accomplis en 2025, d’examiner les défis rencontrés, d’identifier les bonnes pratiques, de tirer les leçons utiles pour l’avenir et de renforcer l’impact des interventions d’ONU Femmes en 2026. « Au-delà d’un simple exercice de bilan, cette revue annuelle doit être perçue comme un levier d’amélioration continue de notre performance collective », a expliqué Mme Raky Chaupin. Il a été relevé que depuis 2011 qu’ONU Femmes est en activité au Cameroun en tant qu’agence du SNU en charge de l’égalité hommes-femmes et de l’autonomisation des femmes et des filles, elle s’est forgé un partenariat solide avec les pouvoirs publics, les agences de coopération, les institutions de recherche ainsi que la société civile. Son champ d’intervention portant sur quatre domaines thématiques a été rappelé à la mémoire collective, à savoir : la promotion de l’accès des femmes aux instances décisionnelles, la promotion de l’autonomisation des femmes, la prévention des violences faites aux femmes et l’accès des survivantes aux services, l’accès des femmes à la réponse humanitaire et leur protection en situation crise.

Les progrès enregistrés en 2025 entretiennent l’espoir
Quant aux progrès réalisés en 2025, ils ont porté entre autres sur le renforcement des capacités institutionnelles, le soutien des femmes entrepreneures, la promotion de la participation des femmes aux instances décisionnelles, la prévention et réponse aux violences basées sur le genre et l’appui aux femmes affectées par les crises. Les résultats enregistrés grâce aux efforts conjoints de toutes les parties prenantes et au fruit d’un partenariat solide et d’un engagement partagé, sont davantage à saluer. Etant donné que les réalisations se sont faites dans contexte parfois complexe, marqué par des défis sécuritaires, humanitaires et économiques.
La vérité du terrain a révélé comme contraintes : des besoins croissants exprimés par les femmes sur le terrain, un contexte international marqué par la rareté des ressources financières, des défis liés à la coordination des interventions et des inégalités hommes-femmes persistantes. Toute chose qui a motivé ONU Femmes à organiser la rencontre de Douala, pour tirer les leçons de ses interventions et ajuster ses approches avec réalisme et ambition. Les recommandations (concrètes, réalistes et orientées vers l’action) définies vont contribuer à améliorer l’efficacité, la cohérence et la durabilité des interventions d’ONU Femmes au Cameroun.

Adhésion des pouvoirs publics
L’atelier de Douala a été marqué par une adhésion prononcée du gouvernement du Cameroun aux démarches d’ONU Femmes. « La tenue de cette revue annuelle constitue un moment privilégié d’évaluation, de dialogue stratégique et de projection. Elle offre l’opportunité de dresser un bilan des interventions menées au cours de l’année écoulée, d’en apprécier les résultats, d’identifier les défis persistants, et surtout, de définir des orientations pertinentes pour renforcer l’impact de nos actions futures », a expliqué le conseiller technique N° 4 au MINEPAT, Smith Enow Arrey.
Selon notre interlocuteur, la promotion de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes occupe une place de choix dans les politiques publiques du Cameroun. « Elle est en parfaite cohérence avec les objectifs de l’Organisation des Nations Unies, notamment à travers les Objectifs de Développement Durable, en particulier l’ODD 5 relatif à l’égalité entre les sexes », a soutenu Smith Enow Arrey.
Le partenariat entre le Cameroun et ONU Femmes constitue donc un levier essentiel pour accélérer la mise en œuvre de programmes structurants en faveur des femmes et des filles. Le MINEPAT réaffirme par ailleurs son engagement à œuvrer, aux côtés de ses partenaires, pour une meilleure intégration du genre dans les politiques de développement, notamment à travers la planification stratégique, la programmation budgétaire et le suivi des performances. Face aux défis qui ont la peau dure, il est urgent de renforcer l’accès des femmes aux ressources productives, d’améliorer leur participation aux instances décisionnelles, et de consolider les mécanismes de suivi-évaluation sensibles au genre, fait observer le représentant du gouvernement.
