Le Réseau panafricain spécialisé dans la gestion durable des ressources naturelles a récemment célébré les forêts comme une source primaire de nutrition, d’énergie et de revenus.
Le Réseau panafricain pour la conservation des ressources naturelles d’Afrique (PANCANR) s’est joint à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour célébrer la Journée internationale des forêts 2026, le 21 mars 2026. Le thème retenu pour cette édition est le suivant : « Les forêts et l’économie », pour célébrer le rôle vital des forêts en tant que moteurs de la prospérité économique. A en croire, le Réseau, le poumon vert de l’Afrique est un rempart contre le dérèglement climatique et les chocs climatiques extrêmes.
« Bien que les forêts couvrent 23% de la superficie du continent soit environ 674 millions d’hectares, elles demeurent le pilier invisible de la résilience africaine. De la régulation climatique à la sécurité hydrique, les forêts soutiennent directement la productivité des secteurs agricole, énergétique et industriel. Pour des milliards de personnes, elles sont bien plus qu’un écosystème : elles représentent une source primaire de nutrition, d’énergie et de revenus », a précisé le secrétaire exécutif du PANCANR, M. Almami Dampha, dans un communiqué de presse daté du 19 mars 2026, dont copie est parvenue à Green Lines 237.
3,7 millions d’hectares perdus chaque année, déplore le PANCANR
Malgré l’importance vitale des forêts africaines, elles connaissent le taux de déforestation le plus élevé au monde, révèlent les conclusions du PANCANR. Le fait est qu’entre 1990 et 2010, l’Afrique a perdu en moyenne 3,7 millions d’hectares par an. Les phénomènes anthropiques tels que l’expansion agricole et l’exploitation non durable menacent directement les aspirations de l’Agenda 2063 de l’Union africaine [Plan directeur de l’Union africaine pour transformer le continent en une puissance mondiale, pacifique et prospère d’ici 50 ans]. Le déficit de financements est aussi cité comme une entrave au développement durable. « Les forêts sont chroniquement sous-financées et largement ignorées dans les processus de décision économique », souligne le Secrétariat du PANCANR.
L’organisation lance ainsi un appel aux gouvernements africains à changer de paradigme, en investissant massivement dans la gestion durable des forêts, afin de bâtir des économies résilientes. Faut-il préciser que le Réseau panafricain pour la conservation des ressources naturelles d’Afrique (PANCANR) est une organisation de premier plan dédiée à la gestion durable et à la protection du patrimoine naturel de l’Afrique, afin d’assurer la prospérité des générations présentes et futures.
