Les deux parties ont renouvelé leurs engagements respectifs, à travers un nouveau mémorandum d’entente (MoU) signé le 10 septembre 2026 à Yaoundé.
Le gouvernement camerounais représenté par le ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) et WWF-Cameroun ont signé leur troisième mémorandum d’entente révisé le 10 septembre 2026 à Yaoundé. La cérémonie était présidée par le ministre Jules Doret Ndongo et le directeur pays de WWF, Alain Bernard Ononino qu’accompagnait entre autres la directrice régionale de WWF pour le Bassin du Congo, Nadège Nzoyem. Les ministres de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER), Gabriel Mbairobe et de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (MINEPIA), Dr. Taïga ont également honoré de leur présence.
Les grands axes du nouveau mémorandum déclinent les engagements de WWF : apporter une assistance technique et scientifique de qualité au MINFOF, contribuer à la mobilisation des ressources en faveur des priorités communes des deux parties, renforcer les capacités du personnel du MINFOF et promouvoir une participation effective et significative des peuples autochtones et des communautés locales à la gestion des ressources forestières et fauniques. A WWF Cameroun, on est d’avis que ce partenariat s’est construit au fil des années et se poursuit avec la même ambition.

Un scandale forestier et faunique à préserver au cœur du Bassin du Congo
D’après Jules Doret Ndongo, WWF est un partenaire de longue date du gouvernement camerounais. Sa contribution dans la gestion des aires protégées, de la conservation faunique, du monitoring écologique, du développement de l’écotourisme et le soutien aux communautés locales a été accompagnée de résultats tangibles, ajoute le membre du gouvernement. Le nouveau cadre de collaboration est fondé sur les expériences de terrain et les leçons apprises depuis 2006. « WWF est un partenaire de longue date qui travaille avec nous depuis les années 92 dans divers domaines, notamment le renforcement des capacités de notre personnel. Il participe avec nous à la lutte contre le braconnage, l’exploitation forestière illégale et la nécessité d’inclure les populations autochtones dans la mise en œuvre de nos politiques », a soutenu le ministre.
Par ailleurs, les deux parties scellent un partenariat stratégique pour protéger la biodiversité du Bassin du Congo. Ce d’autant plus que la biodiversité du Cameroun est considérée comme une curiosité. D’après le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (MINEPDED), le Cameroun était considéré comme la quatrième diversité biologique d’Afrique. Le pays dispose du deuxième plus grand massif forestier du Bassin du Congo, avec des forêts couvrant environ 22 millions d’hectares, soit 45% du territoire national. Le potentiel faunique renfermait 335 espèces de mammifères, 913 espèces d’oiseaux et 542 espèces de poissons à la même période.
