Des peines d’emprisonnement et des sanctions pécuniaires ont récemment été infligées, grâce à l’efficacité des agents des Eaux et Forêts du Sud, avec le concours des forces de maintien de l’ordre et l’assistance technique de l’ONG Global Conservation.
Le 3 septembre 2026, le Tribunal de Grande Instance (TGI) d’Ebolowa dans le chef-lieu de la région du Sud-Cameroun, a pris une décision de justice qui va faire tâche d’huile, en condamnant un trafiquant international d’ivoire à deux ans d’emprisonnement, 200 000 F.CFA d’amende, 49 000 F.CFA de dépens, deux millions de F.CFA de dommages et intérêts et 12 mois de contrainte par corps. Le tribunal a également ordonné la confiscation des pointes d’ivoire saisies. Dans le cas d’espèce, le trafiquant avait été appréhendé en possession de trois pointes d’ivoire, par les agents de la Brigade régionale de contrôle de la délégation des Forêts et de la Faune du Sud.
L’interpellation a été faite avec l’appui des éléments de la Division régionale de la Police Judiciaire du Sud et l’assistance technique de l’ONG Global Conservation en date du 13 avril 2026. Le suspect, fait observer Global Conservation, avait été interpellé dans la ville d’Ebolowa au moment où il s’apprêtait à commercialiser ces produits illicites provenant de la ville de Minvoul située au Nord du Gabon.

Les produits fauniques saisis avaient été placés sous scellés et versés au dossier judiciaire. A l’issue de l’information judiciaire, l’inculpé a été placé en détention provisoire, puis renvoyé devant la juridiction de jugement pour répondre des faits de détention, circulation et commercialisation illégales des trophées d’espèces intégralement protégées. « Ces décisions de justice encouragent les multiples efforts fournis par le Gouvernement camerounais et ses partenaires tels que Global Conservation, afin de réduire à sa plus simple expression la criminalité faunique internationale qui sévit dans l’espace TRIDOM », déclare le consultant chargé de l’application des lois fauniques à Global Conservation, Dr. Hervé Koundou Amang.
Face à la récurrence des crimes fauniques, l’Etat de concert avec l’ONG Global Conservation envoient un signal de dissuasion
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la récurrence du trafic des espèces fauniques dans la région du Sud. Le 11 décembre 2025, la Délégation départementale des Forêts et de la Faune du Dja-et-Lobo en collaboration avec les éléments de la compagnie de Gendarmerie et l’appui de l’ONG Global Conservation, avaient arrêté un militaire à Sangmélima. Ce dernier essayait de vendre trois pointes d’ivoire, cinq mâchoires d’éléphant et des écailles de pangolin. L’homme en tenue a été condamné par le tribunal militaire d’Ebolowa pour ces mêmes faits en date du 6 janvier 2026.

Il est important de rappeler que l’éléphant bénéficie d’une protection particulière au regard de la législation camerounaise, notamment la nouvelle loi N°2024/008 du 24 juillet 2024 portant régime des forêts et de la faune. Le pachyderme est indispensable pour la biodiversité, dans la mesure où il facilite la dispersion des graines et la germination de certaines espèces floristiques comme le moabi et bien d’autres.
