Le drame survenu dans la nuit du 5 juillet met en lumière l’impact des activités humaines sur la recrudescence des catastrophes naturelles.
De fortes pluviométries enregistrées dans la ville de Limbe, région du Sud-Ouest Cameroun du 4 au petit matin du 5 août 2026 ont semé la désolation. Un glissement de terrain au quartier Mbende a provoqué l’effondrement d’un bâtiment et coûté la vie à trois personnes (une femme enceinte et deux adolescents), selon un bilan non encore officiel. De source digne de foi, la furie des eaux a également causé des dégâts matériels importants. Les routes reliant Down Beach, Mabeta et Bota étaient submergées par les eaux et difficiles d’accès. Les axes comme Manga William et Chruch Street étaient bloquées. Les autorités administratives et locales se sont rendues sur le terrain pour évaluer la situation et prendre des mesures urgentes.
Selon les indiscrétions, l’obstruction des caniveaux serait à l’origine de la catastrophe naturelle. Le phénomène n’est pas nouveau dans cette partie du pays. Le 1er juillet dernier, la ville de Limbe était déjà noyée sous les eaux, en raison de pluies diluviennes. Le 24 avril, les inondations annoncées par l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC) dans son 258e bulletin décadaire de prévisions climatiques pour la période du 21 au 30 avril 2026 ont causé beaucoup de dégâts dans la ville, avec plus d’impact à Church Street, Mbonjo et Motowo.
