L’activité contribue à renforcer le leadership communautaire dans le secteur de pêche, tout en promouvant la sécurité alimentaire, à l’emploi et à la résilience économique des communautés.
Du 24 au 25 juin 2026, 20 leaders du Comité Riverain de Gestion Participative (CRGP) issus des communautés côtières de Mbiako et Yoyo, dans la région du Littoral au Cameroun, subissent une formation organisée par Environmental Justice Foundation (EJF). L’objectif recherché par l’Ong anglaise est de renforcer la gouvernance locale du secteur de la pêche, de lutter contre la pêche illégale et de contribuer à garantir des moyens de subsistance durables pour les générations futures. Ils seront édifiés sur les connaissances et les compétences nécessaires pour identifier et lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Les modules de formation leur permettront en outre de « promouvoir des pratiques de pêche durables et renforcer la gestion communautaire des ressources halieutiques locales », indique le communiqué de presse d’EJF parvenu à la rédaction de Green Lines 237, le 23 juin 2026.
Alors que les pratiques de pêche INN menace la survie des poissons et les moyens de subsistance des populations des zones côtières du Cameroun, EJF est d’avis que la vulgarisation des techniques de pêche durables et respectant les normes, peut contribuer à la sécurité alimentaire, à l’emploi et à la résilience économique des communautés. Le renforcement du leadership communautaire dans le secteur pêche et la sensibilisation aux réglementations en matière de pêche accordent aux communautés la capacité de jouer un rôle fondamental dans la protection des ressources marines, tout en garantissant la productivité des pêcheries au bénéfice des générations présentes et à venir.

Un tremplin pour protéger nos pêcheries et garantir les moyens de subsistance
La formation est appréciée à juste titre par les bénéficiaires. « Nos communautés dépendent de pêcheries saines pour leur alimentation, leurs revenus et leur avenir. Nous constatons chaque jour les conséquences de la pêche illégale et de la baisse des prises. En renforçant les savoirs et le leadership locaux, nous pouvons contribuer à protéger nos pêcheries, soutenir les pêcheurs qui respectent les règles et garantir les moyens de subsistance de la prochaine génération », déclare Louis Fils Magmaen, pêcheur et président du Comité Riverain de Gestion Participative de Yoyo.
A sa suite, EJF justifie l’intérêt d’une telle activité. « Lorsque les communautés disposent des connaissances, des outils et de l’autorité nécessaires pour contribuer à la gestion de leurs pêcheries, elles deviennent les gardiens les plus efficaces de l’environnement marin », indique le président directeur général et fondateur de l’Environmental Justice Foundation, Steve Trent. « Renforcer le leadership local est essentiel pour lutter contre la pêche illégale, protéger les populations de poissons et garantir des moyens de subsistance durables. L’avenir des pêcheries camerounaises dépend de l’autonomisation des personnes qui en dépendent le plus », ajoute-t-il.
La formation s’inscrit dans le cadre du projet : « Gouvernance participative des pêches », financé par l’Union européenne, orienté vers le développement d’une gestion des pêches pilotée par les communautés au Cameroun. Elle fait suite à la création et à la validation récente d’associations de gestion communautaire, qui offrent aux communautés locales un cadre idéal, pour assurer la protection et la gestion des pêcheries dont elles dépendent. Mieux, l’initiative rentre en droite ligne de la volonté de renforcer une gouvernance transparente, inclusive et durable du secteur de la pêche au Cameroun. A EJF, l’on est convaincu qu’en aidant les communautés locales à jouer un rôle actif dans la gestion des ressources halieutiques, la démarche va permettre d’améliorer le respect de la réglementation en matière de pêche, de réduire la pêche illégale et de contribuer à la préservation des écosystèmes marins et des moyens de subsistance côtiers.
