L’ONG internationale est d’avis que la forêt communautaire doit être considérée comme un levier de développement local.
Plus de 20 ans après l’implémentation des forêts communautaires au Cameroun (à l’aune de la loi forestière de 1994), le ministère des Forêts et de la Faune (Minfof) a organisé un atelier national du 16 au 17 septembre 2025 à Ebolowa dans la région du Sud, pour faire le point et se projeter. L’activité qui a bénéficié de l’appui technique de Rainforest Alliance et World Resources Institute (WRI), portait sur les perspectives stratégiques de la foresterie communautaire au Cameroun.
A l’occasion, WWF-Cameroun a proposé que des mesures soient prises pour que les forêts communautaires soient de véritables leviers de développement local. D’après le coordonnateur du Projet Forêts et biodiversité à WWF-Cameroun, Alphonse Ngniado, la prise en compte de la conservation de la biodiversité est fondamentale, de même que la participation inclusive qui prend en compte les us et coutumes. « Il serait judicieux de penser au paiement des services écosystémiques, tout en les intégrant dans les plans simples de gestion », a indiqué le responsable à World Wide Fund. Un autre chantier serait l’adaptation des plans simples de gestion aux zones écologiques, c’est-à-dire les forêts, les savanes, etc. L’exploitation des produits doit en outre être diversifiée, afin de ne pas toujours faire de la ressource ligneuse l’objectif principal d’une forêt communautaire, martèle WWF-Cameroun.

686 forêts communautaires dénombrées par WWF-Cameroun en 2020
Selon un rapport produit par WWF-Cameroun en 2020 sur l’état des forêts communautaires dans le paysage TRIDOM-Cameroun, 686 forêts communautaires ont été dénombrées sur une superficie de deux millions d’hectares. De même, depuis l’adoption de la loi de 1994 qui régit les forêts communautaires au Cameroun, WWF-Cameroun et d’autres partenaires ont apporté leur appui à plus de 80 groupements de forêts communautaires.
La concertation multi-acteurs d’Ebolowa a permis d’aborder les défis prioritaires du secteur, notamment la profitabilité socio-économique de la foresterie communautaire des produits forestiers ligneux et non-ligneux, la diversification des activités forestières, la reconversion des forêts communautaires à des usages non forestiers. Ainsi que l’alignement avec les cadres nationaux et internationaux tels que les Objectifs de développement durable (ODD), le nouveau cadre mondial sur la biodiversité et l’Accord de Paris.

Salut ,
Nous avons travaillé pour les dossiers de réservation et réalisation des plans simple de gestion des forêts communautaires de l’UTO Campo-Ma’an.
Avec ONG locales d’appui 2001 à 2006